Une mobilisation renforcée contre l’hypertension et le diabète

La réunion de restitution de la phase pilote de mise en œuvre de la stratégie HEARTS et HEARTS-D a constitué une étape majeure dans le renforcement du système de santé gabonais.
Présidée par le ministre de la Santé, Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, et tenue en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé, Crespin Xavier, cette rencontre a permis de dresser un bilan encourageant des premières actions engagées sur le terrain.

Au cœur de cette rencontre figurait l’évaluation de l’appropriation d’un outil stratégique développé avec l’appui de l’OMS, destiné à améliorer la prise en charge de l’hypertension artérielle et du diabète au niveau des soins de santé communautaire. le ministre a exprimé sa satisfaction sur les résultats qui sont satisfaisants et la une bonne appropriation de cet outil , traduisant des progrès notables dans le dépistage et le suivi des patients.

Déployée dans quatre départements pilotes, la stratégie HEARTS s’inscrit dans une réponse structurée à la montée des maladies cardiovasculaires au Gabon, notamment les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les infarctus. En renforçant les soins primaires, les autorités sanitaires entendent agir en amont, au plus près des populations, afin de prévenir les complications souvent lourdes et coûteuses.

L’appui de l’OMS, en collaboration avec les sociétés gabonaises de cardiologie et d’endocrinologie, diabétologie et nutrition, a permis de former 98 prestataires de soins médecins, infirmiers et sages-femmes à travers quatre sessions organisées dans les départements pilotes. Les structures sanitaires concernées ont également été dotées en équipements et en médicaments, garantissant une prise en charge effective dès la fin des formations.

Malgré ces avancées, des défis subsistent, notamment en matière d’adhésion des populations et du personnel de santé. Des efforts supplémentaires seront nécessaires pour renforcer la sensibilisation et l’engagement autour de cette stratégie.

Forte des résultats obtenus, la tutelle envisage désormais une extension progressive du programme à l’ensemble du territoire national, y compris dans le Grand Libreville. Une ambition qui témoigne de la volonté du gouvernement de faire des soins primaires un levier central dans la lutte contre les maladies non transmissibles.

Avec l’accompagnement de partenaires comme l’OMS et l’engagement des acteurs nationaux, le Gabon pose ainsi les bases d’une réponse durable et efficace face à deux pathologies silencieuses mais particulièrement préoccupantes.