Lancement de l'atelier stratégique pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle
Ce 09 avril 2026, le Ministère de la Santé a officiellement ouvert un atelier d’élaboration du Plan d’Accélération pour la Réduction des Décès Maternels.
Cette initiative majeure est organisée en partenariat avec le Système des Nations Unies et la Fondation Ma Bannière, sous l’impulsion de la Première Dame de la République, Zita Oligui Nguema.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Epse Bivigou, a dressé un constat sans équivoque :
la mortalité maternelle demeure un défi majeur de santé publique, au Gabon comme dans de nombreux pays à travers le monde.
Chaque décès maternel, a-t-elle souligné, constitue « une tragédie, un drame familial et une perte pour la société ». Malgré les efforts engagés ces dernières années avec l’appui des partenaires techniques et financiers, les indicateurs restent préoccupants. Les données enregistrées en 2025 et au début de l’année 2026 révèlent une tendance à la hausse, appelant à une réaction forte, coordonnée et innovante.
Cet atelier se veut une étape décisive dans la réponse nationale. Il rassemble un large éventail d’acteurs : autorités publiques, professionnels de santé, partenaires techniques et société civile. L’objectif est clair : établir un diagnostic approfondi de la situation et définir des actions correctives concrètes et durables.
Le futur plan d’accélération devra s’appuyer sur des données probantes et proposer des interventions adaptées aux réalités du terrain. Parmi les axes prioritaires identifiés figurent :
- L’amélioration de l’accès aux soins de santé maternelle de qualité, notamment dans les zones rurales et enclavées
- Le renforcement des ressources humaines, tant en quantité qu’en qualité
- La disponibilité des équipements et des médicaments essentiels
- L’efficacité des systèmes de référence et de contre-référence
- Le niveau d’information des communautés sur le suivi prénatal, l’accouchement assisté et le suivi postnatal
Au-delà des aspects techniques, la ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance du système de santé. Cela implique une clarification des responsabilités, une meilleure utilisation des données pour orienter les politiques publiques, et une coordination accrue entre les différents niveaux de la pyramide sanitaire.
L’enjeu est de garantir une prise en charge continue, cohérente et efficace des patientes, de la prévention jusqu’au suivi postnatal.
La ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à faire de la santé maternelle une priorité nationale.
« Le droit de donner la vie sans perdre la sienne devrait être garanti par l’accès à des soins de santé de qualité », a-t-elle déclaré avec force.
Elle a également exprimé sa gratitude envers les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant, essentiel à la mise en œuvre de solutions efficaces.
Cet atelier marque ainsi le point de départ d’une dynamique renouvelée. En misant sur une approche participative, des données fiables et des interventions ciblées, le Gabon ambitionne de renverser la tendance et de sauver des vies.
Au-delà des chiffres, c’est une question de dignité, de justice sociale et de responsabilité collective.